Un bref retour dans le passé…
Les courses de chevaux sont très à la mode en France dans la deuxième moitié du XIX siècle. Depuis la création de la Société d’encouragement pour l’amélioration des races de chevaux en 1833 et l’ouverture de plusieurs hippodromes, le public s’intéresse de plus en plus aux sports équestres et vient de plus en plus nombreux pour admirer le spectacle, mais également pour tenter sa chance au jeu. En effet, profitant de l’engouement pour les courses, les boutiques de paris diverses et variées prolifèrent sur les hippodromes et en ville. C’est ainsi qu’en 1865, Joseph Oller jette les bases de ce qui va devenir le Pari Mutuel en créant une entreprise spécialisée dans ce type de jeu. Il sera bientôt suivi par Albert Chauvin qui perfectionnera sa méthode d’enregistrement et de traitement des mises. Fort de son succès, Chauvin fonde la Compagnie du Pari Mutuel (CPM) en 1888.
Le développement de la Compagnie du Pari Mutuel bénéficiera d’un bon « coup de pouce » en 1891 quand la loi Riotteau limitera les jeux sur les hippodromes au Pari-mutuel et confiera l’organisation de celui-ci aux Sociétés de Courses. Celles-ci, à leur tour, feront des entreprises de Chauvin et d’Oller leurs concessionnaires de confiance pour collecter et gérer les enjeux. C’est ainsi que plus de 300 Sociétés de Courses en France et en Belgique se mettent à travailler avec la Compagnie du Pari Mutuel d’Albert Chauvin.
En 1927, la direction de la CPM passe à André Carrus, le gendre d’Albert Chauvin. Ancien élève de l’Ecole Polytechnique et ingénieur de talent, André Carrus a contribué de manière décisive au succès de son entreprise en perfectionnant sans cesse les méthodes d’enregistrement des paris et en développant de nouveaux équipements et matériels, jusqu’à la mise au point, en 1964, du premier système électronique au monde de traitement des paris. André Carrus a également joué un rôle important dans le développement et l’organisation du pari-mutuel en France en participant à la création du PMU en 1931. Devenu l’un des directeurs de cet organisme, il invente de nombreux types de paris (dont le tiercé en 1954) et met en place le premier système self-service d’enregistrement de paris (en 1957).
C’est en 1960 qu’une cellule R & D est organisée au sein de la CPM. En 1972, elle est transformée en une nouvelle société, Périphériques et Matériels de Contrôle (PMC), qui devient rapidement l’un des acteurs majeurs en Europe pour la fabrication de matériels (systèmes centraux et terminaux) et le développement de logiciels dédiés au pari-mutuel, avec des équipements installés dans plus de 10 000 points de vente en France et dans le monde.
Aujourd’hui, tout en restant actif dans le domaine du pari-mutuel, le Groupe PMC a étendu ses activités à la loterie et au pari sportif, avec une gamme complète de matériels, de logiciels et de services destinés à ce secteur.
Enfin, depuis 1991, PMC intervient sur le marché de la vidéosurveillance numérique avec ses enregistreurs-transmetteurs Vigipack®, devenus l’une des références pour les plus grandes banques françaises.
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